Le(s) suiveur(s) des choses.

jeudi 17 avril 2014

Comment se débarrasser d'un mineur étranger isolé en France ? Facile, suffit de le déclarer majeur.

Les mineurs isolés étrangers qui arrivent en France sont accueillis par les services du département où ils se font connaître. Ils vivent alors un hébergement d'urgence pendant une période de 5 jours destinée à évaluer leur situation et à les orienter vers un accueil dans un autre département éventuellement (suite à une circulaire de 2013 pour répartir la charge financière de l'accueil de ces gosses).

Dans l'évaluation de cette situation, il faut statuer sur leur minorité et leur isolement. Pour évaluer la minorité, il y a les relations avec les personnes qui les accueillent, les papiers d'identité qu'ils ont avec eux, et si les papiers sont considérés comme faux, le fameux, contestable et contesté test osseux

A Alençon, la procureure en charge de cette procédure recourt systématiquement à ces tests (enfin, pour les ados évidemment), quels que soient les documents fournis. Y'a des endroits où le personnel hospitalier refuse de les pratiquer. Pas ici. Si la radio conclut à la minorité, elle envoie les jeunes à Caen (toujours encadré par la gendarmerie) où les radiologues semblent encore plus enclins à voir des majeurs partout.

Une fois majorisés, les jeunes mineurs isolés sont mis à la rue, et reçoivent une OQTF (Obligation à quitter le territoire français). La suite de la procédure, c'est l'expulsion du territoire. Net, sans bavure.

La situation est alors géniale : pas d'hébergement dans les structures pour mineurs (puisque majeurs), pas d'hébergement dans les structures pour majeurs (puisque mineurs). Demander l'asile revient à reconnaître la majorité, les mineurs n'ont pas besoin de titre de séjour... Il reste seulement à attaquer la décision des services départementaux de ne pas prendre en charge les gamins...

Pour le jeune Nigérien de 16 ans et le jeune Camerounais de 17 ans qui errent à Alençon, on en est là. En espérant que leurs papiers seront assez probants pour les juges du tribunal administratif.

Libertaire convaincue, je ne vote pas. A un moment (il y a déjà de nombreuses années), on m'objectait que la "gauche", c'est quand même moins pire que la droite pour le sort réservé aux immigré-es en général et aux sans-papiers en particulier. Faut voir le bon côté des choses, plus aucun de mes ami-es gauchistes ne peut m'opposer cet argument...

jeudi 6 mars 2014

A qui profite le crime ? Mon billet annuel du 8 mars que je suis obligée d'écrire, parce que c'est le 8 mars.

C'est chouette le 8 mars. Comme c'est la journée de la femme, y'a plein de réductions, de promotions et de distributions de roses. Comme c'est la journée internationale des luttes des femmes, on nous parle pas du tout des luttes mais y'a profusion de données statistiques qui sont diffusées ou rediffusées.

Par exemple, le document de l'Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne intitulé "La violence à l'égard des femmes, une enquête à l'échelle de l'union européenne". Je passe sur le contenu, parfaitement déprimant, mais qu'est-ce qu'on y peut . Parce que les femmes subissent des violences, c'est bien expliqué. (c'est moi qui graisse, les trucs qui me font rire réagir encore plus que le reste.)

Même que ça affecte aussi les autres, c'est dire !
La violence à l’égard des femmes comprend des crimes dont les femmes font l’objet de manière disproportionnée, tels que les agressions sexuelles, les viols et la « violence domestique ». Il s’agit d’une violation des droits fondamentaux des femmes en matière de dignité et d’égalité. Ses effets dépassent largement les personnes directement victimes, puisqu’ils affectent leur famille, leurs amis et la société dans son ensemble.

On n'a pas toujours les preuves...
Compte tenu de l’impact majeur de la violence à l’encontre des femmes, il est regrettable que les décideurs politiques et les professionnels de nombreux États membres de l’UE soient toujours confrontés au manque de données détaillées sur l’ampleur et la nature de ce problème. Du fait que la plupart des femmes ne signalent pas les actes de violence et que les systèmes souvent considérés comme peu appropriés ne les encouragent pas à le faire, les données officielles de la justice pénale n’enregistrent que de rares cas déclarés. De fait, les réponses sur les plans pratique et politique visant à lutter contre la violence envers les femmes ne sont pas toujours fondées sur des éléments de preuves exhaustifs.

On a quand même des chiffres, finalement.
- On estime à 13 millions le nombre de femmes dans l’UE victimes de violence physique au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête, ce qui correspond à 7 % des femmes âgées de 18 à 74 ans dans l’UE.
- On estime à 3,7 millions le nombre de femmes dans l’UE victimes de violence sexuelle au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête, correspondant à 2 % des femmes âgées de 18 à 74 ans dans l’UE
- Une femme sur 20 (soit 5 %) a été violée depuis l’âge de 15 ans. Ce chiffre est fondé sur les réponses à la question de l’enquête suivante : « Depuis l’âge de 15 ans jusqu’à aujourd’hui, combien de fois quelqu’un [...] Vous a forcée à avoir des relations sexuelles en vous maintenant immobilisée ou en vous faisant mal, de quelque manière que ce soit ? »
Dans un certain nombre d’États membres, la définition légale du viol n’est pas liée à l’exigence de l’utilisation de la force physique. Sur la base d’une telle définition, l’ampleur du viol dans l’UE dépasserait le taux de 5 %

- Environ 12 % des femmes indiquent avoir fait l’objet avant l’âge de 15 ans d’une forme d’abus ou d’incident sexuel perpétré par un adulte, ce qui correspondrait à 21 millions de femmes dans l’UE

Mais il reste un mystère mystérieux : qui donc commet ses violences ? Il est bien fait mention de "quelqu'un" dans la citation sur le viol, et d'un "adulte" dans celle sur les incidents sexuels, mais c'est pas trop précis.

Je pense qu'il faudrait une enquête sur ce point. Comme ça, au lieu d'expliquer aux femmes comment elles doivent s'habiller, comment elles doivent se comporter, comment elles doivent parler, où elles ont le droit d'aller, à quelle heure elles peuvent sortir, tout un ensemble de consignes quand même difficiles à assimiler quand on veut simplement vivre sa vie, et en plus méthode inefficace puisque le danger est surtout à la maison ça fait des siècles qu'on l'utilise et que les violences subies par les femmes ne diminuent pas, au lieu d'expliquer aux femmes donc, il suffirait d'expliquer aux quelqu'uns adultes qui commettent les violences que ça se fait pas.

Ça doit pas être si compliqué, quand on pose plein de questions aux femmes sur les violences qu'elles ont subies, de leur demander quelle sorte de quelqu'un les a commises...

lundi 20 janvier 2014

Avortement libre et gratuit

Anti-IVG dans la rue, amendement réac, avortement supprimé en Espagne. Va falloir y retourner...

Lire la suite

dimanche 1 décembre 2013

La droite des valeurs ?


Mais comment ils font, au Front de Gauche ? Non, sérieux, leur concepteur d'affiches, ils l'ont trouvé où ?
Après le nationalisme, le sexisme.



Ça craint non ?

Le FdG de Besançon a utilisé la liberté guidant le peuple mais on voit même pas ses seins (mais très bien le drapeau français).

mercredi 13 novembre 2013

La grossesse, cet état lourd et embarrassant


Le service de radiologie de l'hôpital que je fréquente quand nécessaire affiche un avis multilingue aux femmes enceintes pour les inviter à informer le personnel de leur état.

En anglais, enceinte se dit pregnant. C'est le mot utilisé aussi pour lourd, dans "lourd de sens" ou des expressions similaires. Ce qui rapproche du sens de prégnant en français : qui s'impose à l'esprit, qui produit une forte impression. Grossesse se dit pregnancy.

En espagnol, on dit embarazada. Tandis qu'embarazo signifie grossesse et embarras.

En portugais, c'est gravida. En français on dit gravide pour une femelle animale ou un utérus, exceptionnellement pour une femme. Et grossesse se dit gravidez.

En allemand c'est schwanger. Et grossesse se dit Schwangerschaft. Je ne trouve pas d'autre sens à ce mot (Dark Pioupiou ?). L'allemand n'est pas une langue latine.

En français, je me suis toujours interrogée sur le sens clôture de enceinte, c'est le féminin de enceint : entouré. Quant à grossesse, c'est clair, retour à la lourdeur.

En italien, absent de l'affiche de l'hôpital, on dit incinta. Gravidenza, c'est la grossesse.

En latin, enceinte se disait gravida, de gravis qui veut dire lourd.

Tu connais d'autres langues ?

mardi 5 novembre 2013

Gravity ?

En fait ...

Lire la suite

jeudi 31 octobre 2013

Le Bid



Ils partirent 343 18 17

Pour moi donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une mâle arrogance.
Ils partirent 18, et sans aucun effort,
Furent un de moins en arrivant au port,
Et à les voir marcher avec un tel visage,
Tous et toutes riaient d'un si grand bidonnage !

Ridicules et piteux, aussitôt qu'arrivés,
Plus de connards ne purent pas trouver ;
Le reste, les 324 agitateurs,
Manquent toujours, à la télé, ou chez Causeur.
Je me couche par terre, et sans faire aucun bruit
Espère que tout bientôt d'autres seront séduits.

Les féministes ne sont pas emmerdées, et même,
Elles se moquent, se gaussent et rient de mon stratagème ;
Et je feins hardiment d'avoir gagné des sous
Alors que mes 17 sont lamentables, tous.
Cette veulerie qui a percé tous les voiles
Du KO ridicule nous fait voir les étoiles.
Mes machos sont méprisés, sans aucun effort
Les quolibets et le mépris accueillent mes porcs.

E.L.

vendredi 25 octobre 2013

Fort minable, le harcèlement et l'agression de rue


Lamentable l'animateur de NRJ, minable le chanteur à la mode

Lire la suite

jeudi 3 octobre 2013

À poil sans poils, c'est tendance

Aquagym.

25 femmes de tous les âges (25-70) et de silhouettes variées.

48 aisselles dépoilées :-((

L'été sans épilation

La tyrannie de l'épilation

La haine du poil

dimanche 25 août 2013

Les Roms n'ont pas de caravane, les gens du voyage n'ont pas assez de terrain

Un hebdomadaire qui pue a mis cette image sur sa couverture :



Il entretient ainsi, outre un bon gros racisme bas du front, une habituelle confusion entre deux populations également discriminées (bien que le vocabulaire soit varié, l'usage habituel des mots Roms et gens du voyage est celui-ci).

D'abord les Roms, population migrante et misérable venue de l'est de l'Europe, pas du tout en caravane et qui est une population sédentaire quand on ne détruit pas son habitat. Les seules caravanes qu'illes habitent sont en général hors d'état de rouler et poser sur des terrains boueux à côté de cabanes en matériaux de récupération dans les bidonvilles en périphérie des grandes villes (si t'es de Paris, va donc voir porte d'Aubervilliers autour des accès au périph). Ce sont celleux qui mendient aux portes des boulangeries parisiennes. Romeurope a fait un petit guide tout simple pour comprendre de qui on parle.

Ensuite les voyageurs et voyageuses, nomades français, qui fautent d'aires d'accueil en nombre suffisant (voire en nombre légal), occupent parfois "illégalement" l'espace public. Il est à noter que si l'aire d'accueil due par les villes de plus de 5000 habitant-es n'existe pas, le stationnement ne peut être interdit. Les autorités municipales peuvent l'autoriser pour une durée donnée une fois qu'il est commencé, et demander l'expulsion en cas de trouble à l'ordre public. Les petites communes doivent permettre le stationnement pendant 48h. Le torchon qui pue fait de la pub à E., le politique fort en gueule qui envisage de les "mater", voire de les expulser du territoire national (lui aussi a la compréhension du monde toute mélangée... le racisme n'est pas une pensée)

J'adore les "ce qu'on n'a pas le droit de dire", "peut-on encore parler de", "au-delà des tabous" et autres expressions utilisées par politiques et journalistes pour expliquer que eux seuls ont le courage de tenir des propos dégueulassement racistes et lamentablement faux et manipulateurs...

jeudi 1 août 2013

La Lettre d'Amour

Ô mon F
Mon petit bouton d'amour en papier ....

Lire la suite

jeudi 27 juin 2013

Courrier international, proxo pour pédophiles amateurs d'exotisme ?


Le hors série d'été de Courrier international porte sur le Brésil. Et à chaque passage à un kiosque proche, je reçois sa couverture en pleine figure. Quel rapport avec le sujet ? L'llustration de "une puissance en marche" ?



C'est de l'art, n'est ce pas, puisque ainsi crédité : En couverture : Baigneuse, île d’Outeiro, Etat du Pará, Brésil. Courtesy Luiz Braga/Galeria Leme.

Pourquoi parmi toutes les photos de ce photographe, est-ce une jeune fille dénudée qui a été choisie ? Pour attirer le lecteur, le corps des femmes c'est vendeur, toujours... Une forme soft de proxénétisme, vendre le corps d'une femme en photos... qui nuit cependant à nous toutes, renforçant (s'il en était besoin...) l'idée que les femmes sont d'abord des corps offerts.

mercredi 26 juin 2013

Il croit que c'est là le plus grand amour de sa vie et que, mis à part quelques petits déraillements, tout va bien

Aujourd'hui parait un livre intitulé "Bertrand Cantat - Marie Trintignant : L’amour à mort". Ce titre est stupide, il ne s'agit pas d'amour, mais de violence. Et de violence habituelle de la part du chanteur.

Lire la suite

jeudi 20 juin 2013

Un tiers des femmes encouplées à un moment ont subi des violences de leur partenaire

Dans le monde, presque un tiers (30 %) de toutes les femmes ayant eu une relation de couple ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime.

35 % des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime, ou des violences sexuelles exercées par d’autres que leur partenaire.

Pas moins de 38 % du total des meurtres de femmes sont commis par des partenaires intimes.

Les féministes seront jamais assez en colère et assez violentes !

Source

jeudi 13 juin 2013

Lolcat