Eh oui encore moi. La première maladie de Mlle Etoile me donne le loisir de revenir un peu à la vie virtuelle. C'est l'unique avantage que je vois à la gastro : son nez n'est pas pris donc elle peut dormir tout son soûl, et elle est particulièrement épuisée...
Les premiers vrais symptômes sont apparus pendant le concert de dimanche, objet du précédent billet, et c'est ma thaïssiteuse de soeur (et ses vêtements) qui en a donc fait les frais. Pour me faire pardonner, je relaie ici même une des actions de commerce équitable qu'elle co-réalise, même si c'est une action locale...


A vrai dire ce n'est pas pour me faire pardonner mais parce que j'aime beaucoup le thème et le visuel de cette campagne et je souscris pleinement au message que le CLACE (Collectif Lyonnais des Acteurs de Commerce Equitable) veut faire passer.
Et pour manifester mon soutien au CLACE qui a refusé de modérer sa campagne, malgré les pressions exercées sur le collectif par des politiques que nous ne nommerons pas, qui trouvaient la campagne trop culpabilisante...

Je ne le trouve pas siii culpabilisant, ce slogan.
Ça aurait pu être pire, comme le très fort "tu mangeras quand tu seras compétitif" qui assombrissait nos rues il y a un ou deux ans !
Ce slogan a pour but d'interpeler, d'instaurer le débat, plutôt que de se contenter de dire "mangez équitable, c'est bien". Il faut oser poser les bonnes questions, pour pouvoir apporter des réponses derrière ! "Toujours moins cher mais à quel prix ?" nous interroge sur nos habitudes de consommation, notre information sur les moyens de production et les incidences économiques, sociales, environnementales de ce que nous achetons. Même informés (et à moins de ne pas vouloir savoir et de n'avoir que TF1, on peut difficilement l'ignorer complètement), nous n'avons pas forcément connaissance des alternatives qui s'offrent à tous, selon les moyens financiers dont on dispose.

Par exemple, on entend souvent qu'il est "facile de manger bio, d'acheter équitable, quand on a des sous" ! C'est sûr ! Mais où commence vraiment le "quand on a des sous" (cf. dernier décile...) ?? Et puis quels sont vraiment les écarts de prix avec des produits de marque courants ? On n'imagine pas que, quand on a l'habitude de s'acheter des produits de marque à l'hyper du coin, les produits équitables sont presque "compétitifs"... et suivant les goûts, franchement meilleurs. Je sais de source sûre que ça vaut notamment pour le café.
Et la question qui me paraît aussi cruciale, c'est comment faire quand on n'a quand même pas les sous qu'il faut, pour vivre et non pas survivre, et permettre par nos achats aux autres d'en faire autant ? La question reste posée, et pourra être débattue pendant les conférences qui sont organisées. Et c'est parce que le CLACE n'occulte pas cette réalité de ceux qui ne savent ou ne peuvent pas faire autrement que ce slogan ne se veut pas culpabilisant.

Après, "qui se sent morveux qu'il se mouche", hein... *sifflote* On n'empêche personne de s'autoflageller en public, mais évitez d'en mettre partout et de faire ça devant des enfants et autres personnes sensibles... *claque* ;)

Trêve de déconnade, le programme est sur www.clace.info et ça se passe à Lyon, mais des actions semblables sont certainement menées dans vos régions respectives ! Ouvrez l'oeil, ya des brunchs équitables ;)