Dans ce monde où la vie matérielle est difficile pour de plus en plus de gens, dans les pays pauvres comme dans les pays riches ; dans ce monde où l'individualisme et la compétition sont érigés en valeurs suprêmes ; dans ce monde où nous désespérons de trouver le levier pour changer les choses, il y a quand même des lueurs d'espoir.

Haïti est un pays où la majorité de la population est très pauvre. Pauvre à manger des galettes de boue, pauvre à abandonner certains de ses enfants pour qu'illes aient une vie meilleure en étant adopté-es par des habitant-es des pays riches.

En effet de généreuses familles, bravant l'avis de leurs voisin-es, adoptent des petit-es noir-es et leur donnent une vie à l'abri des galettes de boue et des tremblements de terre. Donner du bonheur à un enfant pauvre, n'est-ce pas beau, grand et généreux ?

L'émotion des ministres qui accompagnent en ce moment les avions d'enfants exportés d'Haïti et celle des journalistes sont touchantes.

Malheureusement, le tremblement de terre récent complique les choses pour les familles adoptantes. Des enfants sont morts et certaines familles pauvres récupèrent les enfants placés pour adoption parce que tout ou partie de leurs autres enfants sont morts sous les décombres des maisons effondrées. N'est-ce pas cruel, de décevoir et l'espoir des enfants adoptables, et l'espoir des familles adoptantes ?
















Paragraphe spécial pour les mal comprenants de mon second degré : je trouvais déjà monstrueuse l'adoption d'enfants de familles pauvres par des riches (relativement) pour leur donner une vie heureuse alors qu'avec le quart du dixième des sommes consacrées aux adoptions, on pourrait donner les moyens aux familles d'élever dignement leurs enfants. Mais faut avoir ses propres enfants, une sorte de propriété, de signe extérieur de richesse... Comment peut-on adopter un enfant qui a une famille, famille qui lui a rendu visite à l'orphelinat, qui lui a dit au revoir en pensant sérieusement le faire pour son bien ?

Paragraphe spécial pour les mal comprenants du paragraphe précédent : il ne s'agit en aucun cas ici d'une défense de la famille, institution dont je ne souhaite que la disparition.