Vendredi à Grenoble, le chef de l’Etat a, pour la première fois de son mandat, explicitement lié délinquance et immigration en évoquant «cinquante ans d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à mettre en échec l’intégration».

Il ne faut pas que nous hésitions à réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française", devait dire le chef de l'Etat selon le texte de son discours. "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute personne dépositaire de l'autorité publique." Et de compléter la mesure vis-à-vis des jeunes, en émettant le souhait que «l’acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité».

«Il y a un problème de transmission des valeurs de la culture française» pour les «arrivants dans notre pays», mais aussi pour les deuxièmes ou troisièmes générations qui se «sentent moins français[es] que leurs parents ou leurs grands-parents». Et d’avancer la solution : «Il faut impérativement maîtriser le flux migratoire.»

Il en rajoute dans le cliché de l’immigré fraudeur, en déclarant souhaiter qu’on évalue les «droits et prestations auxquels ont aujourd’hui accès les étrangers en situation irrégulière». Car, assure le président de République, une «situation irrégulière ne peut conférer plus de droits qu’une situation régulière».

«Comme beaucoup de compatriotes, je me suis souvent interrogé lorsque je voyais d'énormes voitures tirer d'énormes caravanes alors même que les ressources des familles qui vivaient à l'intérieur étaient, d'après ce qui était déclaré, totalement inexistantes».

Les Roms originaires de Bulgarie ou de Roumanie ayant «commis des atteintes à l’ordre public ou des fraudes» feront l’objet d’une «reconduite quasi immédiate» vers leurs pays d’origine. La France va «proposer à la Roumanie d’accueillir des policiers roumains et, parallèlement d’envoyer des policiers français en Roumanie».

J'aimerais une façon de m'afficher anti-raciste, dans le style de la petite main "touche pas à mon pote", en plus politique et moins PS, un truc qui dise à la face des racistes et en solidarité avec les personnes visées : "non, je n'en suis pas"