Peu de protestations face aux saloperies estivales, seulement celles des associations de terrain les plus proches. Encore que, tout ça en si peu de temps, ça va finir par se voir !

La chasse aux Rroms est donc réouverte (A-t-elle été fermée un jour ?). Je pourrais faire la nième blague autour du changement qu'est pas maintenant mais pas envie de rigoler ce matin.
Et en plus les Rroms, tout le monde s'en fout... Du moins dans le meilleur des cas, celui où on ne les voit pas comme des bandits et des voleurs (d'enfants...).

  • Jeudi 3 mai, le camp des Trois-Sautets à Aix en Provence a été détruit, une quarantaine de roms est renvoyée à la rue. Même jour, même action au camp de Luynes.
  • A Saint Martin d’Hères, en mai 2012, 22 familles ont été expulsées de leur bidonville et de leurs squats, soit 63 personnes (31 mineurs et deux bébés de moins de 1 an).
  • Mardi 26 juin, le campement Vasarely d'Aix en Provence est vidé et rasé, laissant 70 personnes à la rue dont certaines habitaient là depuis 6 ans
  • Le camp de l'Arbois à Aix en Provence a été démantelé par des bulldozers le 25 juillet, après que les menaces policières aient fait fuir ses occupant-es
  • Le 26 juillet, les roms du camp de la Tronche, près de Grenoble ont été virés
  • Plusieurs dizaines de familles roms ont été expulsées mercredi 1er août d'un campement situé à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis
  • Une centaine de roms, de Macédoine, du Kosovo ou de Bulgarie, ont été expulsés lundi matin 6 août de leur campement situé sur l’Esplanade des taxis près de la gare de Perrache à Lyon.
  • Mardi 7 août, 2 squats ont été démantelés à Villeurbanne. Les familles sont à la rue. Et jeudi 9 au matin, un charter de 240 rentrants "volontaires" s'est envolé de Lyon.
  • Mercredi 8 août, un campement a été évacué dans le XIXème arrondissement de Paris
  • Un camp de quelque 200 Roms, dont une soixantaine d'enfants, a été démantelé par les forces de l'ordre jeudi 9 août à Hellemmes, près de Lille. Quelques familles ont été virées de Villeneuve d'Ascq dans la foulée.
  • Les personnes - 120 adultes et 60 enfants - installées sur un terrain à Saint-Priest, ont été prévenues qu'elles seraient expulsées de leur terrain le 23 août.
  • Un autre squat de Lyon, rue Montesquieu, a été prévenu qu'il serait vidé demain. Edit du 10 août : un sursis.
  • Edit du 11 août. Vendredi 10 août, des familles roms (une soixantaine de personnes dont une quinzaine d'enfants) ont été expulsées du bâtiment qu'elles habitaient à Dijon.
  • Ce même matin, 150 roms ont été expulsés du camp de la rue verte à Villeneuve d'Ascq. Déplacées et relâchées à quelques kilomètres.
  • Edit du 14 août : Une cinquantaine de Roms ont été expulsé-es mardi 14 août au matin de l'immeuble de la rue Montesquieu, finalement
  • Edit du 17 août : Vendredi 17 août au matin, 50 Roms ont été expulsés du campement de Montmartre à St Etienne

Après chaque expulsion, des dizaines de personnes dont des enfants, se retrouvent à la rue. Juste à la rue, avec ce qu'elles peuvent emporter dans leurs deux mains (dont les petits enfants). Les caravanes, quand il y en a sont emportées à la fourrière, les cabanes sont détruites par des bulldozers qui rasent tout.

Voilà, je prétends pas avoir tout inventorié. On peut compléter ensemble si tu veux...

Certes, les campements, squats et bidonvilles sont une mauvaise solution pour l'accueil des populations qui viennent chez nous. Mais c'est mieux que l'errance dans la rue. Et moins bien qu'une solution de relogement et d'accompagnement social.
Vider un campement, c'est seulement déplacer les gens, illes se réinstalleront ailleurs, dans la première friche possible. Et celleux raccompagné-es dans leurs pays d'origine reviendront.

Il y a 15 000 roms en France, interdits de travail parce que citoyen-nes de pays de l'Union européenne (Roumanie et Bulgarie, depuis 2007) auxquels sont appliquées des mesures dérogatoires du droit européens, les ressortissant-es n'ont pas accès au marché du travail.

Le ministre des expulsions s'est fendu d'un communiqué. On y relève : Les décisions administratives de concours de la force publique et d’évacuation seront prises à chaque fois qu’elles s’imposeront, et avec fermeté. Elles le seront en considération des circonstances et difficultés locales et tout particulièrement des risques sanitaires. Les campements insalubres sont inacceptables. Souvent situés au cœur de quartiers populaires, ils sont aussi un défi au « vivre-ensemble » qui ne doit échapper à personne.

Perso, je pense que le défi au "vivre-ensemble", que dis-je l'obstacle au "vivre-ensemble, c'est Valls et tous les politiques qui caressent les racistes dans le sens du poil et usent et abusent de la stigmatisation d'un ennemi pas pareil pour que l'unité contre eux ne se fassent pas. Il semble que ça fonctionne puisqu'on les a pas encore virés à coup de pieds au cul....

En mars 2012, François Hollande écrivait au collectif Romeurope, dénonçant la politique de Sarkozy sur les Roms et promettant d’agir différemment. Il parlait alors des dangers que comportait la stigmatisation de cette communauté et les mesures répressives qui avaient été adoptées. Il faisait référence aux jours les plus sombres de l'Europe, au massacre des Roms pendant l'Holocauste ainsi qu’au cycle de discrimination dont les Roms souffraient.

Que celleux qui ont voté PS au 2ème tour des présidentielles et législatives parce que c'est moins pire jurent immédiatement de ne plus jamais voter !!! Et s'y tiennent...

Edit du 12 août : le ministère des expulsions s'est à nouveau exprimé hier 11 août.
Le ministère de l'Intérieur a "mis fin à la politique du chiffre" pour aborder la question des Roms sans "stigmatisation" ni "polémique" tout en travaillant à la recherche de "solutions alternatives" avec les associations, a déclaré samedi à l'AFP un membre du cabinet de Manuel Valls.
La France a été placée vendredi "sous surveillance" par l'Union européenne quant aux conditions dans lesquelles sont traités les Roms dont plusieurs camps illicites viennent d'être démantelés.
"Il a été mis fin à la politique du chiffre qui menait à des dérives et dénaturait les décisions de justice en en faisant des objectifs politiques chiffrés", a souligné samedi le ministère de l'Intérieur.
"Contrairement à la politique menée par le précédent gouvernement, aucune population n'est ciblée pour elle-même, il n'y a plus de +politique ethnique+ en France", a-t-il également insisté. Quant aux campements illicites, "au-delà des polémiques, un consensus fondé sur une réalité de terrain difficile" existe et "des élus de gauche comme de droite réclament (leur) évacuation, face à la demande pressante et légitime des populations", tel, notamment à Villeneuve-d'Ascq, à Lille et à Lyon", note l'Intérieur.
"Aujourd'hui, les préfets n'ont aucun impératif chiffré" et il leur a été demandé de travailler localement à des solutions alternatives avec les associations lorsque cela est possible", alors que "la pression exercée sur l'hébergement d'urgence montre que la réalité est complexe".
"Pour autant, les décisions de justice qui remontent du terrain seront appliquées avec tempérance et fermeté", relève-t-on place Beauvau.
Les services de la commissaire européenne à la justice, Viviane Reding, "sont en contact avec les autorités françaises pour s'assurer que les règles européennes sont respectées", avait expliqué vendredi une de ses porte-parole.


Tempérance et fermeté. Tempérance ? Il boit pas Valls ? Ça aurait fait une excuse à son comportement de salopard !