Le(s) suiveur(s) des choses.

dimanche 26 mai 2013

La dernière question

Petit exercice autour des grands "collecteurs de réponses" (Google, Facebook, etc).

L'expérience, largement inspirée de cet article, consiste à poser une question à laquelle notre ami planétaire n'aurait pas de réponse. D'un point de vue situé à l'inverse du singe savant (on lui demande de ne pas re-écrire Hamlet) il est finalement assez simple d'en trouver. J'ai par exemple obtenu en quelques minutes un résultat avec "qdsf6j iuh". Et peu importe au fond le sens de la question puisque nous n'interrogeons ici que les statistiques de ce monstre mathématique à qui nous avons délégué la charge quasi monopolistique de notre mémoire depuis 1998.

Sauf que...

Maintenant que j'ai mis en ligne cette question dans ce texte, les robots de notre ami planétaire l'ont collectée, machouillée, référencée, transformant cette page en réponse.

La question trouvera donc maintenant sa justification dans ces quelques lignes qui fournissent... du sens à la réponse. Effet miroir garanti, conséquences abyssales pour l'avenir de cette... mémoire numérique ne contenant à long terme, pourvu qu'on en crée les conditions mathématiques initiales, plus rien que des questions.

Qu'est-ce qu'on se marre ! *banane*

Allez : toi aussi fabriques du sens à ce qui n'en a pas encore et place ta "question sans réponse" dans les commentaires de ce billet.

dimanche 1 janvier 2012

Non, rien. Et vous, à part ça ?

Un milliard de SMS qui disent la même chose...

On ne sait plus remplir que nos poubelles.

dimanche 5 septembre 2010

Une société masquée?

Le masque et la société Perception, la perception et le déchiffrement des visages est un acquis de notre
fonctionnement social, la société est le miroir de l'individu et l'individu le miroir de la société; qu'il s'y reconnaisse
ou s'en différencie. Identité, sexe, émotions, le visage nous envoie un flot d'informations et notre visage en exprime
tout autant, il se dévoile à l'autre.
Visage ouvert, visage fermé, certes mais tout deux parfaitement lisibles...Oui, lisibles à condition d'être
visibles ce qui est la condition de l'échange social. Être en société c'est être en confiance et être en
confiance c'est -dans tous les sens du terme- reconnaître l'autre. L'échange de signaux nous est simple et
naturel, l'interprétation en est un autre domaine que je n'aborderai pas. Un visage nous laisse rarement
indifférent, il parle, nous dit quelque-chose, suscite de multiples réactions, on le connaît?, on veut le
connaître?, il ne nous dit rien (quel travaille formidable se noue dans la mémoire)?, il nous répugne?
(exceptionnellement...), dans tous les cas on le voit, on le regarde, on le jauge, on le décrypte, on le classe.

Aucune société ne fonctionne et ne pourrait fonctionner sans la nécessaire reconnaissance faciale qui permet
la richesse de l'interaction sociale.*
Frôlons la question du masque, en gros trois types, le théâtral, le festif,
le funéraire. Un casse se fait masqué, c'est dans le but de cacher et protéger, mais dans le théâtre le masque
peut au contraire révéler.
Mais la question de cacher son visage vous dérobe littéralement le droit à une relation égalitaire
et constructive, nous prive d'un échange social équilibré et pose le problème de la confiance. C'est créer
une exclusion. C'est aussi laisser le pouvoir à ceux qui ne sont pas voilés puisqu'ils ont alors des droits qui qui ne
sont et ne peuvent être accordés à ceux qui dissimulent leur visage. C'est encore une fois et précisément
abandonner le pouvoir aux "hommes"...C'est un hasard bien sur.
Ces quelques lignes pour poser la question de la dissimulation du visage sans en juger le « fond »,
religieux, culturel, éthique, moral...
Enfin nous les « hommes » (entendez les mâles) avons quand même un titre de gloire à notre actif
du côté des sociétés d' "hommes" masqués, le KKK, le ku klux klan quand même ya de quoi à être fier non?
Négation sociale, exclusion ça ne vous rappelle rien?

*Inspiration de ces lignes pompée au neurologue Laurent Cohen
de la Salpêtrière et son article dans libération.

samedi 29 mai 2010

Hommage à Élisabeth Badinter

Pour cette fois un peu de sérieux, j'avoue que mettre dans mes idées à la con
un lien sur un article que je trouve particulièrement intelligent d' Élisabeth Badinter
c'est me surestimer de loin (oui j'aimerai avoir le cerveau de cette dame...), mais cet article
très pertinent sur la violence féminine (et masculine forcément) qui est niée avec tout ce
que cela implique de censure/auto-censure et vision déformante de la société doit nous intéresser
au plus haut point tant elle replace les choses (si je puis dire) où elles sont.
UN EXTRAIT :
De tous ces chiffres fastidieux mais nécessaires, il ressort qu'on ne devrait pas parler
de «violence de genre», mais de «droit du plus fort». Un seul crime est indiscutablement
plus propre aux hommes qu'aux femmes, c'est le viol, aujourd'hui puni en France aussi
sévèrement que le meurtre. Reste qu'hommes et femmes, lorsqu'ils sont en position
de domination, peuvent déraper dans la violence. Les photos d'Abou Ghraib en Irak
l'ont démontré, comme l'avait déjà démontré la participation des femmes dans les génocides
nazi et rwandais. Que les hommes aient été dans l'Histoire les grands responsables de la
violence physique est une évidence. Ils sont, depuis des millénaires, les détenteurs de tous
les pouvoirs - économiques, religieux, militaires, politiques et familiaux, c'est-à-dire les
maîtres des femmes. Mais, dès lors que l'on assiste au partage des pouvoirs qu'appelle
la démocratie, il est inévitable que de plus en plus de femmes, en position de domination,
tendent à en abuser, c'est-à-dire à être violentes à leur tour.
Il faut le lire en entier. Le lien.

dimanche 18 avril 2010

Cloner n'est pas copier.

Le plus formidable gâchis humain enfin expliqué aux enfants.

Regardez cette vidéo, on en discute tout de suite après.

Lire la suite

mercredi 24 mars 2010

Je ne sais pas quand émerge la conscience du primate

Je ne sais pas quand émerge la conscience du primate pour en faire un humain, je dirais comme le pouce
s'oppose aux autres doigts et permet la formidable préhension, l'opposition au social permet la compréhension
et c'est la conscience de l'individualité, la solitude dans l'univers, la peur.
Au départ les règles du corps social sont innées, la survie du groupe et sa perpétuation ne posent pas question,
il y a individualité, grégarisme mais pas individu, il ne se sent pas encore différend.

Avec l'individu le corps social doit se structurer différemment pour survivre et perpétuer l'espèce,
la religion comme règle de vie et explication du monde (et en particulier le culte des morts et les rites chasseurs)
apparaît et satisfait l'abîme de peur individuelle se substituant à la règle innée et grégaire antérieure.
C'est la réponse à la désagrégation, la cosmologie religieuse explique la naissance du monde et se consolide
par sa ritualité. Tout est en ordre et chacun peut y trouver sa place. L'éclatement religieux se fera dans toutes
les multiplicités mais le but reste le même, maintenir la cohésion au sein du groupe si grand soit-il.
Tenir la religion permet donc aussi de tenir le groupe, c'est la naissance du politique...et de sa légitimité
indissociable du religieux (encore maintenant dans une majorité d'états).

La naissance du droit est exigée pour codifier la transmission patrimoniale d'abord puis elle s'étend
à tous les domaines régissant vie publique et vie privée.
On pourrait penser qu'alors une société émancipée abandonnerait la règle antérieure des religions comme
explication irrationnelle devenue inutile à la cohésion du corps social seulement le politique tient trop à son pouvoir
sur le groupe et il retourne la crainte originelle sur le groupe, c'est dieu qui légitimise le chef, le roi...donc
ne pas obéir c'est défier dieu et ses représentants qui sauront et savent eux bien en profiter.

Aujourd'hui encore les structures du politiques sont les parfaits héritiers (communisme compris, -le prolétariat
s'est linguistiquement parlant substitué à dieu- les politiques décident au nom des autres,) de l'histoire qui n'est que
l'histoire des convulsions de la soif de conquête, l'histoire du sang et du renoncement à la désobéissance.
Aujourd'hui encore et plus que jamais les structures du religieux fonctionnent de connivence avec le politique
mais c'est masqué, insidieux, fondu dans le seul métal du pouvoir.
Une Amérique qui fait la guerre au nom du bien contre le mal! Cherchez donc pourquoi Sarkozy voulait abattre la laïcité!
Oui ça fonctionne encore...

Tout pouvoir corrompt, et c'est dommage que la belle solitude de l'individu face à l'interrogation de l'univers l'ai conduit à une réponse collective produisant l'aliénation du plus grand nombre plutôt qu'a une réponse individuelle,
unique et personnelle.
Pour moi aimer c'est avant tout aimer la liberté de l'autre et avant tout qu'il respecte la mienne, tu peux croire, mais seul,
c'est ton unique chemin et s'il t'illumine n'essaye pas d'aveugler les autres au nom de cette lumière et moins encore de l'imposer car alors tu cherches le pouvoir! Pouvoir sur les tiens, pouvoir sur les autres.

Le politique est à réinventer, mais de grâce, NI DIEU NI MAITRE!

dimanche 7 février 2010

Mon frère

Aujourd'hui j'ai vu un vendeur ambulant sénégalais qui en l'honneur d'un modeste séjour à Dakkar me surnomme "Dakkar".
Il voit mes broches vissées dans le poignet et l'avant bras, prend des nouvelles, et m'apprend que lui c'était sa jambe, en effet il boîte...
Faire son boulot dans ces conditions avec les kilomètres que cela implique, je te tire mon chapeau mon frère.
Pas à se plaindre le gars, pas le genre, il vend son sourire au kilomètre aussi certes, mais là il venait gentiment
et simplement partager l'instant avec moi, rien de plus, mais le plus important, un de ces rares moment si vrai.
Et tout d'un coup il existe pour moi, c'est devenu mon frère, oh modestement bien sûr, une petite place qui me rattache un peu à l'humanité...

C'est que quand je la vois cette humanité j'ai tendance à vouloir m'en extraire, me dire merde je suis un extra-terrestre,
peu de goût pour la folie du foot (un comble à Marseille bien que quelque part je soutienne l'OM à ma façon, mais j'aime
cette ville, pardon), la télévision et sa grande manipulation merci big brother, je ne comprends pas les gens qui font la pub
des vêtements qu'ils achètent sur eux-mêmes, je ne comprends pas que l'on extermine les baleines, les thons et le reste
au point de les faire disparaître, aucun animal n'est aussi con
(preuve que l'homme n'est pas un animal finalement, il est divin tout s'explique, divinement con!).
Je n'énumère pas les atrocités, trop long.
L'humanité? C'est l'espèce qui est le contraire de ce que ça dit!

Oui je traîne depuis toujours une angoisse, c'est que ce sont mes frères eux aussi (vous ne mangez pas de thon vous? Vous n'êtes pas un prédateur, vous êtes des "purs", pas de compromissions? De bassesses, de mensonges et j'en passe),
donc cette question lancinante c'est à quelle distance suis-je réellement du plus dégueulasse des salauds, est-il mon "frère" lui aussi?
Oui c'est mon frère et je me demande toujours à quelle distance il est de moi, ce n'est pas une distance (trop facile la distance se mesure!)
c'est un "flou" et si vous êtes sûrs de vous vous m'inquiétez, je n'envie pas forcément ces certitudes trop évidentes.
Mais ce qui est certain c'est que j'espère en être le plus loin possible, que le flou est le moins flou possible.
Je préfère penser sincèrement que ce vendeur ambulant est mon frère, c'est tellement plus chaleureux non?

Quand à ce qu'il est réellement c'est une autre question.

lundi 1 février 2010

J'ai pas trouvé.

C'est juste que je suis à la recherche d'une base de données de mots. Ni un dictionnaire, ni rien de tout ça.

Juste une liste de noms communs. Même pas de verbes, de conjugaison. Non, disons juste une (plutôt conséquence) liste de mots.

C'est pas que je cherche à "répondre aux souhaits de ma femme", c'est que j'ai eu l'idée d'un petit programme rigolo, forcément idiot et qui ne sert à rien, et que je n'arrive pas à mettre la main sur un truc du genre. Comme je n'ai pas envie de me foutre en rogne contre le copyright de l'encyclopédie une fois de plus, je m'adresse à vous pour savoir si vous n'auriez pas repéré un truc du genre, dans un recoin de toile qui m'aurait échappé.

Ah si, tout de même avant que j'oublie : des mots de la langue française.

Et bien entendu je mettrait en ligne par ici ce programme idiot dès qu'il aura un peu de gueule. Tant qu'à faire d'avoir une idée à la con, autant la partager.

mardi 19 janvier 2010

Le Grand Livre

Le Grand Livre Aujourd'hui, c'est le jour de la sortie du premier jet de la première maquette du Grand Livre des Suiveurs. Et ça, ça vaut au moins un 9 sur l'échelle de Narcisse, qui en compte 12. TADA !

Nous aussi, y'a pas de raison, on a not' bouquin de blog !

Un petit détail, tout de même : celui-ci n'est pas un livre tiré des billets de vos auteurs préférés, comme on en voit pousser aux quatre coins de la blogobulle. Ce livre est celui de vos commentaires. Une somme indispensable, un pavé de 680 pages (340 en recto-verso).

Évidement, ce recueil de vos écrits est en téléchargement libre (4,5Mo en compressé, tout de même). Il a encore plein de machins à corriger, mais ça donne déjà un truc marrant.

Ce livre, c'est le livre dont aucun éditeur ne voudra. Il ne ressemble à rien, en réalité, et n'intéresse personne a priori. Sauf que sa lecture révèle un objet qui mériterait peut-être de s'y pencher...

Enfin, c'est moi qui le dis.

En attendant, ça m'a bien fait marrer. C'est toujours ça de pris.

Ce bouquin, c'est nous. Enjoy !

lundi 4 janvier 2010

Normales saisonnières.

Il y a des nuits (et des jours aussi, mais là non) où la bêtise humaine vous saute à la figure d’une drôle de façon. Moi, la dernière fois, c’était à une heure du matin, le 2 Janvier, sur l’autoroute quelque part au centre du pays.

Autant dire : dans une sorte de vide.

Lire la suite

vendredi 4 décembre 2009

Ecologie numérique

En ce moment un mien copain, qui a quelques menus soucis techniques avec son blog, m’occupe l’esprit avec des « pages vues », de la « bande passante », du « trafic sortant » et autres consternantes coulisses du web. En faisant ainsi l’inventaire ésotérique de nos turpitudes blogesques, l’idée m’est venue de donner une échelle compréhensible aux nombres qui défilent sous mes yeux.

Lire la suite

vendredi 27 novembre 2009

Un monde Googlewellien.

- Elles sont intéressantes, les statistiques que vous ne trouverez jamais sur les pages d’accueil des sites Internet en compétition d’audience. C’est-à-dire tous ceux, même non commerciaux, qui vous assènent leurs scores de « visites » comme s’ils vendaient du temps de cerveau de lecteur disponible à d’improbables sponsors toujours prêts à signer des chèques en blanc sur du grand n’importe quoi.

Lire la suite

jeudi 5 novembre 2009

Mon jardin numérique (essai sur le virtuel).



Le fantasme est le propre de l'homme (de récentes études l'ont dépossédé du rire), projection de fables, croyances, de représentations imaginaires sur l'écran du mental ou projection d'un scénario érotique tout se passe dans le virtuel et le passage au réel...dit bien son nom.

Lire la suite

samedi 24 octobre 2009

Bruits

On ne se souvient pas de ce que vomissait les enceintes de la boite de nuit au moment où furent murmurés de doux mots d’amour à nos oreilles. On se rappelle seulement des mots.

Enlevons les mots. Il reste « ça ».

Ça, c’est l’inverse d’un sifflet.

Ça ne chante pas.

Et c’est là tout le temps.

C’est le contexte.

Lire la suite

samedi 17 octobre 2009

Catatonie II, le retour.

Ça cavale à quatre mains sur l’idée.

Petit exercice personnel de décryptage du Chompilence (aka « les bavardages d’un silencieux »), passé au tamis d’un mien neurone à l’encyclopédisme quelque peu arrondi.

Mais on s’en fout.

Or donc, considérons, de façon simpliste, que l’information est un signal, transmis suivant un schéma unidimensionnel :
- un émetteur
- un vecteur de propagation
- un récepteur

Nombres de théories découlent de la dissection méthodique de ce schéma. Leurs domaines d’application étant à « large spectre », la trousse à outil est toujours intéressante à ouvrir.

Ouvrons donc au hasard : la Samba.

Lire la suite