Le(s) suiveur(s) des choses.

jeudi 6 mars 2014

A qui profite le crime ? Mon billet annuel du 8 mars que je suis obligée d'écrire, parce que c'est le 8 mars.

C'est chouette le 8 mars. Comme c'est la journée de la femme, y'a plein de réductions, de promotions et de distributions de roses. Comme c'est la journée internationale des luttes des femmes, on nous parle pas du tout des luttes mais y'a profusion de données statistiques qui sont diffusées ou rediffusées.

Par exemple, le document de l'Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne intitulé "La violence à l'égard des femmes, une enquête à l'échelle de l'union européenne". Je passe sur le contenu, parfaitement déprimant, mais qu'est-ce qu'on y peut . Parce que les femmes subissent des violences, c'est bien expliqué. (c'est moi qui graisse, les trucs qui me font rire réagir encore plus que le reste.)

Même que ça affecte aussi les autres, c'est dire !
La violence à l’égard des femmes comprend des crimes dont les femmes font l’objet de manière disproportionnée, tels que les agressions sexuelles, les viols et la « violence domestique ». Il s’agit d’une violation des droits fondamentaux des femmes en matière de dignité et d’égalité. Ses effets dépassent largement les personnes directement victimes, puisqu’ils affectent leur famille, leurs amis et la société dans son ensemble.

On n'a pas toujours les preuves...
Compte tenu de l’impact majeur de la violence à l’encontre des femmes, il est regrettable que les décideurs politiques et les professionnels de nombreux États membres de l’UE soient toujours confrontés au manque de données détaillées sur l’ampleur et la nature de ce problème. Du fait que la plupart des femmes ne signalent pas les actes de violence et que les systèmes souvent considérés comme peu appropriés ne les encouragent pas à le faire, les données officielles de la justice pénale n’enregistrent que de rares cas déclarés. De fait, les réponses sur les plans pratique et politique visant à lutter contre la violence envers les femmes ne sont pas toujours fondées sur des éléments de preuves exhaustifs.

On a quand même des chiffres, finalement.
- On estime à 13 millions le nombre de femmes dans l’UE victimes de violence physique au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête, ce qui correspond à 7 % des femmes âgées de 18 à 74 ans dans l’UE.
- On estime à 3,7 millions le nombre de femmes dans l’UE victimes de violence sexuelle au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête, correspondant à 2 % des femmes âgées de 18 à 74 ans dans l’UE
- Une femme sur 20 (soit 5 %) a été violée depuis l’âge de 15 ans. Ce chiffre est fondé sur les réponses à la question de l’enquête suivante : « Depuis l’âge de 15 ans jusqu’à aujourd’hui, combien de fois quelqu’un [...] Vous a forcée à avoir des relations sexuelles en vous maintenant immobilisée ou en vous faisant mal, de quelque manière que ce soit ? »
Dans un certain nombre d’États membres, la définition légale du viol n’est pas liée à l’exigence de l’utilisation de la force physique. Sur la base d’une telle définition, l’ampleur du viol dans l’UE dépasserait le taux de 5 %

- Environ 12 % des femmes indiquent avoir fait l’objet avant l’âge de 15 ans d’une forme d’abus ou d’incident sexuel perpétré par un adulte, ce qui correspondrait à 21 millions de femmes dans l’UE

Mais il reste un mystère mystérieux : qui donc commet ses violences ? Il est bien fait mention de "quelqu'un" dans la citation sur le viol, et d'un "adulte" dans celle sur les incidents sexuels, mais c'est pas trop précis.

Je pense qu'il faudrait une enquête sur ce point. Comme ça, au lieu d'expliquer aux femmes comment elles doivent s'habiller, comment elles doivent se comporter, comment elles doivent parler, où elles ont le droit d'aller, à quelle heure elles peuvent sortir, tout un ensemble de consignes quand même difficiles à assimiler quand on veut simplement vivre sa vie, et en plus méthode inefficace puisque le danger est surtout à la maison ça fait des siècles qu'on l'utilise et que les violences subies par les femmes ne diminuent pas, au lieu d'expliquer aux femmes donc, il suffirait d'expliquer aux quelqu'uns adultes qui commettent les violences que ça se fait pas.

Ça doit pas être si compliqué, quand on pose plein de questions aux femmes sur les violences qu'elles ont subies, de leur demander quelle sorte de quelqu'un les a commises...

lundi 20 janvier 2014

Avortement libre et gratuit

Anti-IVG dans la rue, amendement réac, avortement supprimé en Espagne. Va falloir y retourner...

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dimanche 1 décembre 2013

La droite des valeurs ?


Mais comment ils font, au Front de Gauche ? Non, sérieux, leur concepteur d'affiches, ils l'ont trouvé où ?
Après le nationalisme, le sexisme.



Ça craint non ?

Le FdG de Besançon a utilisé la liberté guidant le peuple mais on voit même pas ses seins (mais très bien le drapeau français).

mercredi 13 novembre 2013

La grossesse, cet état lourd et embarrassant


Le service de radiologie de l'hôpital que je fréquente quand nécessaire affiche un avis multilingue aux femmes enceintes pour les inviter à informer le personnel de leur état.

En anglais, enceinte se dit pregnant. C'est le mot utilisé aussi pour lourd, dans "lourd de sens" ou des expressions similaires. Ce qui rapproche du sens de prégnant en français : qui s'impose à l'esprit, qui produit une forte impression. Grossesse se dit pregnancy.

En espagnol, on dit embarazada. Tandis qu'embarazo signifie grossesse et embarras.

En portugais, c'est gravida. En français on dit gravide pour une femelle animale ou un utérus, exceptionnellement pour une femme. Et grossesse se dit gravidez.

En allemand c'est schwanger. Et grossesse se dit Schwangerschaft. Je ne trouve pas d'autre sens à ce mot (Dark Pioupiou ?). L'allemand n'est pas une langue latine.

En français, je me suis toujours interrogée sur le sens clôture de enceinte, c'est le féminin de enceint : entouré. Quant à grossesse, c'est clair, retour à la lourdeur.

En italien, absent de l'affiche de l'hôpital, on dit incinta. Gravidenza, c'est la grossesse.

En latin, enceinte se disait gravida, de gravis qui veut dire lourd.

Tu connais d'autres langues ?

jeudi 31 octobre 2013

Le Bid



Ils partirent 343 18 17

Pour moi donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une mâle arrogance.
Ils partirent 18, et sans aucun effort,
Furent un de moins en arrivant au port,
Et à les voir marcher avec un tel visage,
Tous et toutes riaient d'un si grand bidonnage !

Ridicules et piteux, aussitôt qu'arrivés,
Plus de connards ne purent pas trouver ;
Le reste, les 324 agitateurs,
Manquent toujours, à la télé, ou chez Causeur.
Je me couche par terre, et sans faire aucun bruit
Espère que tout bientôt d'autres seront séduits.

Les féministes ne sont pas emmerdées, et même,
Elles se moquent, se gaussent et rient de mon stratagème ;
Et je feins hardiment d'avoir gagné des sous
Alors que mes 17 sont lamentables, tous.
Cette veulerie qui a percé tous les voiles
Du KO ridicule nous fait voir les étoiles.
Mes machos sont méprisés, sans aucun effort
Les quolibets et le mépris accueillent mes porcs.

E.L.

vendredi 25 octobre 2013

Fort minable, le harcèlement et l'agression de rue


Lamentable l'animateur de NRJ, minable le chanteur à la mode

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jeudi 3 octobre 2013

À poil sans poils, c'est tendance

Aquagym.

25 femmes de tous les âges (25-70) et de silhouettes variées.

48 aisselles dépoilées :-((

L'été sans épilation

La tyrannie de l'épilation

La haine du poil

jeudi 27 juin 2013

Courrier international, proxo pour pédophiles amateurs d'exotisme ?


Le hors série d'été de Courrier international porte sur le Brésil. Et à chaque passage à un kiosque proche, je reçois sa couverture en pleine figure. Quel rapport avec le sujet ? L'llustration de "une puissance en marche" ?



C'est de l'art, n'est ce pas, puisque ainsi crédité : En couverture : Baigneuse, île d’Outeiro, Etat du Pará, Brésil. Courtesy Luiz Braga/Galeria Leme.

Pourquoi parmi toutes les photos de ce photographe, est-ce une jeune fille dénudée qui a été choisie ? Pour attirer le lecteur, le corps des femmes c'est vendeur, toujours... Une forme soft de proxénétisme, vendre le corps d'une femme en photos... qui nuit cependant à nous toutes, renforçant (s'il en était besoin...) l'idée que les femmes sont d'abord des corps offerts.

mercredi 26 juin 2013

Il croit que c'est là le plus grand amour de sa vie et que, mis à part quelques petits déraillements, tout va bien

Aujourd'hui parait un livre intitulé "Bertrand Cantat - Marie Trintignant : L’amour à mort". Ce titre est stupide, il ne s'agit pas d'amour, mais de violence. Et de violence habituelle de la part du chanteur.

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jeudi 20 juin 2013

Un tiers des femmes encouplées à un moment ont subi des violences de leur partenaire

Dans le monde, presque un tiers (30 %) de toutes les femmes ayant eu une relation de couple ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime.

35 % des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime, ou des violences sexuelles exercées par d’autres que leur partenaire.

Pas moins de 38 % du total des meurtres de femmes sont commis par des partenaires intimes.

Les féministes seront jamais assez en colère et assez violentes !

Source

jeudi 13 juin 2013

Lolcat

dimanche 14 avril 2013

Animer le web




Chère Kris,
Je suis tentée par votre offre d'emploi : horaires au choix (jour, nuit, temps plein, temps partiel), débutante acceptée pour un poste d'employée non qualifiée (j'ai féminisé d'office, évidemment s'il s'agit d'une animation de tchat gay, jetez ma candidature sans délai), salaire pouvant monter jusqu'à 4500 euros par mois. Franchement, c'est une des meilleures offres de la période.
Pourriez-vous seulement m'expliquer la différence de travail entre un poste à 2000 et un poste à 4500 euros ?

lundi 8 avril 2013

Vrrrrrrrrrrrrrrrrroum


En CP, cette après-midi

*bouh*


vendredi 22 mars 2013

Le sexisme à (doubles) pédales

Les femmes sont la seule catégorie qu'on peut impunément (jusqu'à ce qu'on mette le feu à chaque fois ?) mépriser ou insulter dans l'espace public.




mardi 26 février 2013

Mon vagin est fiévreux


Bonjour Madame, ça fait une semaine que je me couche avec de la fièvre. Et là je me suis réveille avec 38,4° (vaginal), y'a 1 heure (il est 11h).

Vous voulez dire anal ?

Non, je veux dire vaginal. C'est quand même plus facile et moins désagréable. Je crois qu'il faut ajouter un ou deux dixièmes pour avoir la température rectale.

Je la sens vaguement paniquée, perturbée. Elle sort son thermomètre à infrarouges, l'agite, vise très vite et annonce : 36,4°. Ben voyons. Cependant elle vérifie tout, et prescrit le paracétamol et le sirop qui vont bien.

Du coup, je regarde sur le ternet. Il semble que la prise de température vaginale, ce soit beurk. Avec des expressions genre "tu te vois avec un thermomètre planté dans le vagin ?". C'est vrai que dans le cul... c'est mieux.
Je vais évidemment continuer.

Ce soir le thermomètre planté dans mon vagin annonce 39°. Maaaaaaarrrrrrrrrrre.