Un hebdomadaire qui pue a mis cette image sur sa couverture :



Il entretient ainsi, outre un bon gros racisme bas du front, une habituelle confusion entre deux populations également discriminées (bien que le vocabulaire soit varié, l'usage habituel des mots Roms et gens du voyage est celui-ci).

D'abord les Roms, population migrante et misérable venue de l'est de l'Europe, pas du tout en caravane et qui est une population sédentaire quand on ne détruit pas son habitat. Les seules caravanes qu'illes habitent sont en général hors d'état de rouler et poser sur des terrains boueux à côté de cabanes en matériaux de récupération dans les bidonvilles en périphérie des grandes villes (si t'es de Paris, va donc voir porte d'Aubervilliers autour des accès au périph). Ce sont celleux qui mendient aux portes des boulangeries parisiennes. Romeurope a fait un petit guide tout simple pour comprendre de qui on parle.

Ensuite les voyageurs et voyageuses, nomades français, qui fautent d'aires d'accueil en nombre suffisant (voire en nombre légal), occupent parfois "illégalement" l'espace public. Il est à noter que si l'aire d'accueil due par les villes de plus de 5000 habitant-es n'existe pas, le stationnement ne peut être interdit. Les autorités municipales peuvent l'autoriser pour une durée donnée une fois qu'il est commencé, et demander l'expulsion en cas de trouble à l'ordre public. Les petites communes doivent permettre le stationnement pendant 48h. Le torchon qui pue fait de la pub à E., le politique fort en gueule qui envisage de les "mater", voire de les expulser du territoire national (lui aussi a la compréhension du monde toute mélangée... le racisme n'est pas une pensée)

J'adore les "ce qu'on n'a pas le droit de dire", "peut-on encore parler de", "au-delà des tabous" et autres expressions utilisées par politiques et journalistes pour expliquer que eux seuls ont le courage de tenir des propos dégueulassement racistes et lamentablement faux et manipulateurs...