Hein ?
Ah, ça fait du bien !

J'emménage. Je m'installe pour un temps dans ce coin de la toile. C'est un coin sympa.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'y ai d'illustres voisins. Mais si, là, dans la colonne de droite.

Au fond, le web est un espace bourgeois comme les autres.
On s'y fait un intérieur coquet, on y choisi ses relations, qu'on invite à venir pendre la crémaillère avec force délicatesse. Oh, ma chère, ce fut une charmante soirée !
Et le lendemain, qui c'est qui se tape la vaisselle salle qui est restée dans l'évier ?

Le sujet du jour, puisque tu en parles j'y viens, ce sont justement mes illustres voisins.

Dans ma colonne de droite, il n'y a que des vivants. Des grandes gueules, des foutraques, des fouineurs, des grossiers, des précieux, des rares et des moins, des en-traverseurs et des caetera. Et leurs copains plutôt debout le long du comptoir qu'à genoux devant les encensoirs, poil au... bref, tu mets tout ça au féminin si tu préfères, moi ça me fatigue déjà rien que de penser à me fader les terminaisons en double, sans compter les parenthèses y afférentes, comme qui dirait.

Tiens, en parlant de grosse fatigue, il y a des manquants dans ma liste de voisins illustres. Plein. De ceux-là que je ne peux plus mettre en lien. Trop tard. Le titre de ce premier billet, justement, c'est pour eux. Tous ceux qui ont cessé de causer dans le poste après m'en avoir donné le goût. Pas n'importe lesquels, hein, va pas t'imaginer. Il y en a des disparus de la toile que j'irai plutôt pisser sur leur cache googleliennesque, ce grand purgatoire des ectoplasmes du net.

Non, mes voisins absents qui font des trous dans ma liste de liens, c'était surtout des vivants comme je disais plus haut, qui juste ont passé la main pour que tu tiennes le squat en l'état où il l'ont laissé : debout.

A tous ceux qui se demandent maintenant "de qui il cause, au juste ?" : je ne taperai pas la liste de mes regrets, allez plutôt poser la question à mes voisins, ils sont comme vous et moi, ils adorent les visites. Y'en a même qui les comptent, leurs visiteurs, c'est vous dire s'ils les aiment.

Les Grands Absents, donc. En leur mémoire, j'annonce que je ferme officiellement mon blog aujourd'hui.
Hop, une bonne chose de faite !

Et comme ça, au moins, vous ne serez pas trop surpris quand ça arrivera. D'ailleurs, tant qu'on y est, si vous pouviez me montrer tout de suite ce que cette inattendue subite précipitée fermeture vous inspire de déchirements intérieurs et autres regrets, on gagnera du temps le moment venu.

Fin de la soirée inaugurale.

Bon. C'était pas rien, dites donc voir. Le champagne était assez frais ? Doucement sur la route, hein !

D'la s'cousse, je vais me coucher, moi.

Direct.