Dimanche, c’est le 8 mars. Journée internationale des femmes, journée de rappel des luttes en cours et des combats pas encore gagnés.

J’en entends un qui soupire, là, au fond. « Encore ? Pffff…., mais on en a parlé hier… ».

J’avoue, inégalités et discriminations étaient en une de ce blog y’a pas longtemps, à l’occasion du 25 novembre, journée contre les violences faites aux femmes

Le 8 mars, j’en avais écrit en février.

La situation ne s’est pas améliorée, on peut même parier qu’elle va se dégrader avec les destructions d’emplois en cours et l’appropriation encore accrue des richesses par les plus… riches. Sûr que de gentils idéologues vont nous expliquer (avec un peu plus de subtilité, du moins j’espère) que si les femmes rentraient à la maison, ça aurait plein d’avantages : moins de chômage pour les hommes, des enfants mieux élevés…

Alors, ne pas en parler ? Impossible !
En parler autrement ?
J’ai hésité à t’expliquer la notion de classes de sexe, cousine du genre mais incluant plus clairement la dimension d’oppression économique.
Ou alors, à te décrire les divisions des féministes, avec la montée des revendications libéralo-individualistes : le droit de porter le voile (revendication un peu moins visible qu’en 2004 ou la loi contre le port des signes religieux à l’école n’avait visé que le foulard) ou celui de faire de la prostitution un « métier comme les autres » (revendication en pleine expansion, confusion entre liberté et libéralisme économique, entre liberté sexuelle et rapports de pouvoir).

Mais je me suis dit que ça n’allait pas t’intéresser (à part deux ou trois d’entre toi, qui savent probablement déjà) et aussi que les débats qui allaient suivre, je les ai ailleurs (et que ça me fatigue). Mais quand même, faudra un jour que j’en cause. J’attends tes encouragements.

Finalement, j’ai opté pour la célébration des victoires de l’égalité.
Ah oui, mais comment dire, heueueu… je sèche.
Tu m’aides ? Mais sans remonter à l’octroi du droit de vote en France…

Bon, à la place, je peux te parler des belles luttes de femmes. Par exemple, des femmes sénégalaises des villages côtiers qui se regroupent en collectif pour informer les jeunes des risques de décès dans la mer, de la réalité de l’accueil faits dans les pays d’Europe aux migrant-es d’Afrique et pour chercher des solutions permettant la vie sur place.
Un combat de femmes pour la vie des enfants, un combat universel contre la misère.