La femme vide



"Je suis passée ici
Le temps de me bâtir un rêve
Avec des zestes de soleils enfantins
l'inexplicable charme des musiques que j'ai croisées dès l'aube
et des sourires indubitables
-à eux seuls de parfaits résumés de la beauté
ou de ce que chaque fois je décidai d'appeler humanité ...


Infime, infirme, mais non-nulle
Je suis passée
Vous m'avez à peine reconnue
Quoique si ...
par bribes ...
lorsque quelque grâce (un "hasard" anormalement précis) disposait face à face
en regard
les innocentes meurtrières de nos donjons respectifs

Alors le Soleil titubait, ah, ne voulait plus se coucher,
s'alanguissait peinard en soirs d'amitiés, interminables et doux

Comprendre !
Dans ces moments-là, je ne comptais rien de mes récoltes
dont je remplirais mon cabas de jonc ...


Quoi ? Du sens ?
Vous voulez ENCORE du sens ?


Il ne tient qu'à vous de le chercher, le diapason étrange
- qui parle juste ou qui se tait -
à vous d'organiser la danse

la rotation de vos donjons"