Le(s) suiveur(s) des choses.

mardi 22 juillet 2008

Des trucs intelligents

Pour lutter contre l'ennui estival, il m'a été gentiment suggéré d'écrire des trucs intelligents. Quel challenge, comme ont dit dans les grosses boîtes avec des tailleurs et des cravates dedans, quel challenge !

J'ai rien trouvé. Alors, si y'a des gens qui passent par là : n'hésitez pas, laissez un commentaire avec des choses intelligentes dedans.

Sinon, dimanche, c'est mon anniversaire ! Je vous préviens maintenant, ça vous laisse du temps pour envoyer les cartes postales.

mercredi 16 juillet 2008

BIG DEALER

Au début, t'as pas cru...
Au début, t'as pas compris...
Et puis tu maîtrisais, t'arrêtais quand tu voulais...
Une fois par jour, seulement le week-end...
Et puis...

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mardi 15 juillet 2008

Week-end.

Exclusif !

Alors que nous pensions leur organisation définitivement dissoute depuis que de nombreux témoignages de vents mauvais les avaient dispersés aux quatre coins de la blogosphère, nous sommes tombés par un hasard incroyable sur le repère clandestin des Bizounours, quelque part dans le maquis Percheron.

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jeudi 10 juillet 2008

Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.

Trente-cinq personnes originaires d'Afrique noire, et tenant de rejoindre en bateau l'Espagne ont été arrêtées par une patrouille de la police maritime. Parmi ces personnes, trois femmes enceintes. Quatorze personnes ont été jetées à la mer par ces migrant-es. Un (des ?) bébé mort à la naissance dans ce bateau, des enfants et des adultes morts de désydratation.

Le journaliste de France Inter ce soir a longtemps insisté sur le fait que les corps ont été jetés à la mer, sur les mères qui veulent "revoir leurs bébés". Le scandale semble ne pas être que des centaines d'humains meurent sur ou dans la mer entre l'Afrique et l'Europe mais que des corps soient jetés à la mer.

J'en suis toute perplexe. Comme je suis perplexe quand les média grimpent aux rideaux parce qu'un cimetière a été profané ou parce que un corps a été mutilé post-mortem.

Il y a là quelque chose que je ne ressens absolument pas.

Le scandale peut être la façon dont meurent les gens. Assassinés, abandonnés dans des mouroirs, noyés dans la méditerranée, gelés dans le logement d'un train d'atterrissage, de froid dans nos rues. Mais ce qu'il advient des corps ensuite, franchement ?

Évidemment, une bonne crémation-dispersion est préférable à un découpage à la scie égoïne avec répartition des parts créées aux quatre coins de l'hexagone. Mais est-ce que c'est vraiment important ?

vendredi 4 juillet 2008

Petit guide pratique de l'altruiste en milieu hostile (1).

Préambule :

le méchant ogre Travail, qui croque de l'humain à son petit déjeuné dans tous les secteurs de nos « activités », se nourrit aussi de notre impuissance à réagir face à certaines situations. Cette impuissance à de multiples sources, dont l'ignorance n'est pas la moindre. Si, confusément, nous savons tous que des moyens de résistance à cette boulimie existent, nous manquons d'outils pratiques pour la mettre en oeuvre sans abaisser la garde sur nos propres difficultés quotidiennes. Il y faut souvent du temps, de ce temps qui nous manque aussi. Toujours. On compose donc comme on peut, avec ce qu'on a. En serrant souvent les mâchoires de ne rien pouvoir faire.

Le « milieu hostile » dont il sera question dans ce petit « guide » sans prétention, est celui où je me suis fait les dents pendant un certain temps : les chantiers du BTP. Gros consommateur de chair humaine, ce secteur a la visibilité du nez au milieu de la gueule. Chacun sait les « désordres » qu’il occasionne, aux conséquences plus où moins graves, et dont les statistiques d’accidents du travail se font l’écho. C’est un champion du genre. On a tous vus des ouvriers perchés au bord du vide, des mamans cherchant le chemin du landau de bébé aux milieux d’engins qui les frôlent, de la boue, glissante à la première pluie, étalée sur la route, des chargements de camions en déséquilibre, etc.

Et nous sommes concernés à tous les niveaux : le passant qui passe, l’ouvrier qui œuvre, le dirigeant qui dirige…

La loi décrit ces situations comme étant « manifestement » dangereuses. C’est-à-dire dont le niveau de mise en danger pour la santé des personnes s’est …manifesté à votre attention. Le truc qui vous saute aux yeux, même si vous n’êtes pas un spécialiste de la prévention. Et vous, vous « voulez » réagir, là, tout de suite. C’est aujourd’hui que Non ! Vous ne « laisserez pas faire ». Ah crénom, ça va chier !

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jeudi 3 juillet 2008

La petite histoire du jour.

L'entreprise artisanale type du second œuvre* dans le bâtiment : le père, son fils, dix à quinze salariés. Sur le chantier aujourd'hui, justement, petite visite commentée en compagnie de l'un d'eux. Dans la famille "poseur de portes de garages" : le père. Il vient reconnaitre le terrain, on bavarde "conditions de sécurité" avant l'arrivée de son équipe. Le genre de gars jovial dont on perçoit très rapidement que la meilleure part qu'il a héritée de son père à lui, c'était des outils.
Et qu'il bichonne "ses" ouvriers plus qu'il ne l'avouera.

Le gars avec qui je partagerai volontiers un barbecue, quoi.

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