Swâmi Petaramesh a débranché son serveur.

C'est drôle comme, un court moment, cette petite phrase m'a fait l'effet d'une annonce comme on en lisait quand j'étais gamin, avec mes cousins, dans les dernières pages du canard régional du coin où on passait nos vacances. On adorait inventer des vies aux noms dont on lisait les petits mots envoyés aux familles.

Bref. Une sorte de vide a pris la place de son Ashram pour un temps indéterminé. Le saut dans l'inconnu, autant dire un quasi suicide virtuel. Même pas un trou, un "introuvable", sans lieu de mémoire. Le farouche indépendant du web a préféré emporter sa boite à bits avec lui que de les confier à un tiers serveur quelconque pour l'interim. La liberté est à ce prix, crénom. Et que le cul lui pèle dans ses montagnes !

En guise de mémoire, Google se chargera de combler les attentes de ceux qui s'imaginent qu'il va en redescendre un jour avec les tables de la loi dans les bras.

Et pour ceux qui connaissent un peu le bonhomme, cette petite sucrerie savoureuse vaut bien un long discours.

*mouarf*